lundi 31 août 2020

Cuisines des terroirs: L'Aragon (Arte, 14 août 2020)

 Bonjour à toutes, après ces longues semaines de vacances, me voici déjà rentré... malgré moi. Comme premier post de la saison, j'aimerais partager avec vous une vidéo qui m'a fait un énorme plaisir: la chaîne Arte a consacré un reportage à la cuisine aragonaise dans son émission "Cuisine des terroirs".

Alors, si vous voulez en savoir plus sur cette savoureuse tradition culinaire, "réputée pour la qualité de ses fruits et légumes", n'hésitez pas à regarder la vidéo!

Bonne rentrée!!!

Cuisines des terroirs - L'Aragon - Regarder le documentaire complet | ARTE

Déambulation culinaire dans les terres du nord de l'Espagne, fertiles et ensoleillées. En Aragon, Sonia Peralta pratique la permaculture, peu coûteuse et respectueuse de l'écosystème. Elle cultive des fruits et légumes qui entrent dans la composition de ragoûts et de délicieuses soupes, dont une spécialité régionale, un velouté à la bourrache.

mercredi 8 juillet 2020

L'humeur de Linda: l'accent de Jean Castex

En France, l'accent du nouveau Premier ministre a surpris les Français. Il est plutôt rare d'entendre de telles tonalités à ce niveau de responsabilités politiques. Et pourtant, nous dit Linda, tout le monde a un accent ! 


mardi 30 juin 2020

Peut-on reconnaître un écrivain à sa ponctuation? (Pierre Barthélémy, lemonde.fr/passeurdesciences)

Qu'est-ce qui fait le style d'un écrivain ? Il y a bien sûr le choix des mots, des formules, des temps employés, l’_____[1]_____ et la vivacité de la phrase, etc. Mais il y a aussi, parsemés au milieu de tout cela, ces petits ____[2]_____ qui font le liant, le rythme et, parfois aussi, les indications « scéniques», suggérant le doute, la joie, la colère : les signes de ponctuation. Eux aussi font partie de la « petite musique » chère à Louis-Ferdinand Céline. Bien sûr ils ne sont pas négligés par les spécialistes de la littérature. On trouvera ainsi des articles sur l'usage de la parenthèse chez Marcel Proust ou sur les fameux trois points de Céline. Si j'en parle ici, c'est parce que je me pose une question depuis longtemps (_____[3]_____ à ce que ce blog peut parfois laisser croire, j'ai fait des études littéraires et non pas scientifiques...) : pourrait-on reconnaître un auteur sans aucun de ses mots, en ne disposant que de sa ponctuation? Ce qui revient à demander si une image des points, des virgules, des points d'exclamation ou d'interrogation, etc., serait suffisamment parlante pour distinguer un auteur d'un autre.
La question dormait depuis _____[4]_____ dans les limbes de mon cerveau et elle est remontée à la surface lorsque j'ai vu ce billet d'Adam Calhoun. A l'origine, Adam a fait des mathématiques ainsi que de l'informatique et il s'est « reconverti » dans les neurosciences – et _____[5]_____ les neurosciences dites computationnelles – à l'université de Princeton (Etats-Unis). Il a écrit un petit programme pour ne conserver d'un texte que sa ponctuation et visualiser _____[6]_____ ainsi recueillies sur une grille claire. Il a évidemment effectué ses essais sur des œuvres de la littérature anglo-saxonne et il a très gentiment accepté, à ma demande, de faire tourner son programme sur quelques textes célèbres d'auteurs français que je lui avais fournis.
Voilà deux exemples de ce que cela donne :
Il me semble que, visuellement, le résultat de l'expérience est _____[7]_____. Certes j'ai choisi des auteurs dotés chacun d'un style très caractéristique, pour ne pas dire caricatural dans ses « manies ». Sautent aux yeux, chez Proust, la multiplication des virgules et des incises (tirets et parenthèses) et, surtout, la rareté relative des points, l'ensemble _____[8]_____ la fameuse phrase proustienne très longue et à tiroirs. À l'inverse, chez Céline, les points sont fréquents, ce qui induit que les phrases sont courtes. Et quand le narrateur commence à s'emballer, les trois points surgissent par grappes (jusqu'à six de suite dans cet extrait) ainsi que les points d'exclamation. L'auteur de Mort à crédit met de l'oralité et beaucoup de rythme dans ses écrits, au point que presque toute la ponctuation disparaît.
Je voudrais poursuivre l'expérience... avec vous. Ci-dessous figurent trois extraits célèbres de la littérature française, mais bien évidemment sans les mots. Serez-vous capables d'identifier leurs auteurs, _____[9]_____ les œuvres dont il s'agit ? Le test est difficile mais il vaut la peine d'être tenté, ne serait-ce que pour le plaisir du jeu et du défi...
Je vous invite à laisser vos suggestions, pour chacun de ces extraits, dans les commentaires. Pour ceux qui voudraient vérifier s'ils ont vu juste ou qui donneraient leur _____[10]_____, voici le lien vers la page où figurent les réponses...


vendredi 26 juin 2020

Génération résignée (Pierre Joo, La règle du jeu, 2016)

Il s’appelle Kim Young-man, et parmi les figures qui peuplent le petit écran, son profil détonne. De fait, il a 66 ans et ne sait ni danser ni aguicher la galerie telles les vedettes des émissions de variété coréennes d’aujourd’hui. Son talent est même largement passé de mode vu qu’il s’agit de pliage papier à l’attention des petits.
En temps normal, ce personnage n’aurait eu aucune chance de percer. En effet, quel bambin s’amuse encore à des activités aussi désuètes ? Cela faisait d’ailleurs belle lurette qu’il était écarté des émissions phares, quand les producteurs de « My Little Television » l’invitèrent à participer à leur émission de divertissement en vogue qui, dans le paysage audiovisuel actuel, est un ovni, annonciateur peut-être de ce que sera demain le divertissement de la génération numérique.
Présentée sous forme de course à l’audimat en temps réel, des célébrités animent en simultané leurs émissions faisant montre de leurs talents face caméra afin de recueillir plus de téléspectateurs que leurs voisins et d’encourager ainsi la contribution active du public. Et ce sont les téléspectateurs, aux avis desquels les producteurs de "My Little" font appel pour trouver les animateurs, qui manifestèrent en nombre leurs souhaits de voir Kim. Du coup, les producteurs se risquèrent à faire fi de ce que leur dictaient leurs instincts professionnels pour accéder aux demandes des téléspectateurs, sachant que l’émission permettrait à ceux-ci de dialoguer en direct avec l’animateur, grâce à un système de messagerie instantané. Ainsi, le public qui avait plébiscité Kim, pourrait l’interpeller en direct, et lui manifester sa joie de le revoir. Le succès fut au rendez-vous : dès les premières apparitions du sexagénaire, ce fut un déluge de manifestations de sympathie et d’enthousiasme envers celui qui certes avait pris quelques rides, mais n’avait rien perdu de sa chaleur et bienveillance, encore moins de ses formules habituelles devenues cultes pour toute une génération de jeunes adultes trop heureux de replonger en enfance le temps d’une émission. Un tel engouement s’explique sans doute par la douce nostalgie que provoquent les réapparitions de notre enfance, mais ce qui surprend dans le cas de la Corée du Sud, c’est qu’il s’agit de revenir aux années 80, autrement dit à une ambiance de pauvreté et de discipline teintée de brutalité. Aussi comment comprendre l’entichement d’une génération pour un animateur télé qui renvoie à une période si douloureuse et traumatisante ? Ceux qui ont grandi en compagnie de Kim sont les premiers Coréens qui dans l’ensemble n’auront pas connu la faim et le froid. Cette génération a grandi le nez plongé dans les cahiers, parfois forcée à coups de brimades, mais souvent de manière volontaire, avec la certitude qu’au bout de l’effort viendrait inéluctablement la récompense d’une vie heureuse. Sauf que le passage obligé s’appelle encore mariage dans une société qui refuse toujours d’accepter que sa jeunesse puisse s’émanciper autrement que par cette institution sociale. Or se marier dans la Corée d’aujourd’hui impose une condition insurmontable pour la plupart des prétendants : offrir la garantie d’un foyer économiquement solide dans un pays où l’Etat Providence est absent. Concrètement, l’esprit de compétition est devenu si exacerbé, la course à l’abondance matérielle si absurde, et le sentiment d’insécurité économique si extrême, que le candidat au mariage doit être en situation de débourser environ 80 000 euros, afin d’assurer un logement non précaire au futur couple, tandis que la candidate doit verser à peine moins en décoration et équipement. Et puis, à quoi bon convoler en juste noces puisque avoir des enfants paraît encore moins envisageable ? S’y préparer, c’est accepter de participer à une compétition nationale où les parents coréens dépensent en moyenne trois fois plus que ceux des pays de l’OCDE pour l’éducation de leurs enfants. C’est aussi pour la femme, accepter de mettre un terme à sa carrière professionnelle, tant le sexisme ambiant et l’absence d’aides publiques rendent impossible de conjuguer les deux. Dans sa version la plus extrême, la concurrence pousse les parents à imposer à leurs enfants des cours privés d’anglais dès la maternelle dans l’espoir de les envoyer dans une université américaine, ajoutant ainsi aux frais de scolarité, ceux d’une expatriation lointaine. C’est cet état d’esprit qui caractérise le mieux la génération qui a grandi avec Kim. Et nombreux sont ceux qui ont renoncé aux trois éléments considérés comme essentiels dans l’épanouissement personnel : la vie sentimentale, le mariage et la descendance. Or, ce renoncement généralisé ne passe pas chez beaucoup de séniors, qui ont connu le labeur intensif dans des conditions autrement plus spartiates que celles des employés précaires d’aujourd’hui. Certes la concurrence s’est accrue, mais c’est une jeunesse ramollie par l’abondance matérielle et le confort du foyer parental qu’ils dénoncent. Le fossé se creuse donc entre des séniors ayant sacrifié leur vie pour offrir aux générations suivantes une Corée membre du G20, et une jeunesse désabusée face à une société relativement prospère, mais hyper concurrentielle et inégalitaire, où la réussite dépend de plus en plus du milieu social dont on est issu. Les recettes du passé ne fonctionnent cependant plus et les asséner sans cesse aux jeunes ne sert finalement qu’à les dresser contre un système et des valeurs auxquels ils adhèrent de moins en moins. Souvent, les nouveaux venus n’ont que faire des diatribes des sexagénaires dont on peut certes reconnaître les efforts accomplis, mais qui n’en sont pas moins devenus aigris, s’agrippant à une autorité que leur confère une société conservatrice et refusant de reconsidérer leur système de valeurs face à une évolution du monde qui leur échappe. Vu son âge et sa gloire passée, Kim avait tout pour être l’un de ces « vieux schnocks ». Mais c’est parce que sa compassion, sa bienveillance et son réconfort sont restés intacts que les enfants d’hier devenus adultes résignés, viennent chercher auprès de lui la consolation que peu d’autres séniors sont prêts à leur offrir.


Compréhension écrite B2: En France, les déchets électroniques des entreprises seront recyclés


Depuis 2006, les particuliers français peuvent recycler des déchets d’équipements électriques et électroniques grâce à la reprise « un pour un ». Le concept est simple : chaque ménage peut déposer son appareil hors d’usage contre l’achat d’un neuf chez le même distributeur. Bientôt, ce sera au tour des entreprises de bénéficier d’une telle possibilité, qui devrait permettre de collecter et de recycler près de 70 000 tonnes de déchets professionnels. Mis en place par l’éco-organisme Récylum, ce dispositif intéresse en premier lieu les entreprises du bâtiment, mais aussi les industries et les collectivités territoriales, qui détiennent du matériel (alarmes incendie, caméras de surveillance...) qui ne fonctionne plus. À terme, plus de 300 déchetteries professionnelles collecteront gratuitement ces déchets qui seront ensuite transportés dans des centres de traitement où ils suivront le même circuit que les déchets ménagers : destruction, dépollution, puis réutilisation dans la fabrication de nouveaux équipements électroniques. Pour le directeur de Récylum, Hervé Grimaud, ce n’est pas le recyclage mais la collecte de ces déchets qui posait problème jusqu’à présent. « L’immense majorité des déchets professionnels sont mêlés aux gravats [débris de construction] ou aux emballages, et enterrés dans le sol faute d’être isolés en vue de leur traitement », affirme-t-il. Les 120 entreprises partenaires chargées du financement de la filière paieront près de 100 euros la tonne de déchets, en fonction des équipements mis sur le marché. C’est le principe de responsabilité élargie du producteur, initié par la directive européenne de 2003, qui leur impose de prendre en charge la fin de vie de leurs appareils. Un principe qui concerne déjà de nombreux produits tels que les emballages, les textiles et les pneus. Enjeu Au-delà de la pression réglementaire, les entreprises qui s’engagent dans le recyclage des déchets professionnels s’inquiètent de la diminution des matières premières qui entrent dans la composition de ces appareils : des métaux rares, du cuivre, du fer... « Aujourd’hui, pour produire la même quantité de minerai de fer, il faut extraire deux fois plus de terre qu’il y a vingt ans », remarque le directeur de Récylum. Les appareils pouvant être recyclés à 85% de leur poids environ, l’enjeu est important. Enfin, les producteurs s’inquiètent de la pollution que peuvent entraîner ces équipements qui contiennent parfois des substances dangereuses. En 2007, moins de 8% des déchets des entreprises ont fait l’objet d’une collecte sélective. Un résultat largement inférieur à celui des déchets ménagers, qui forment la grande majorité des quelque 2 millions de tonnes de déchets électroniques produits chaque année en France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie (Ademe). Dominique Mignon, directrice de développement à Éco-Systèmes (le principal des quatre éco-organismes de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques), attribue ce retard aux dates fixées par la législation : « Les producteurs doivent prendre en charge uniquement les déchets des appareils vendus à partir du 13 août 2005. Or, aujourd’hui, ces appareils commencent à peine à arriver en fin de vie. Beaucoup d’entreprises ont donc attendu ce moment pour se préparer réellement à les traiter. »
Angela Bolis, Le Monde


vendredi 19 juin 2020

Compréhension écrite C1: Le silence privatisé (Weronika Zarachowicz, Télérama, mars 2026)

À utiliser: 

à l'égard de l'exploitation de plus en plus agressive - auquel il est vain d'avoir recours invariablement - autrement dit, à s'investir dans une activité - dispose d'une échappatoire: se réfugier dans les salons privés qui lui sont réservés - il n'est pas cependant pas inutile de le rappeler - or, c'est précisément cette multiplication qui capte toujours plus notre énergie et notre attention - s'avère un harassant défi quotidien - s'enracine dans les aspirations les plus nobles, les plus raisonnables de l'Âge des Lumières - un véritable antidote au narcissisme et à l'autisme

Nos pauvres esprits sont aujourd’hui sursaturés de stimulus technologiques, confrontés à une explosion de choix et pour lesquels préserver un minimum de concentration _____[0]_____.
Dans les salles d'attente d'aéroports par exemple, on est frappé de voir combien notre espace public est colonisé par des technologies qui nous sollicitent en permanence. Il y a des écrans de pub partout et des haut-parleurs crachent de la musique sans interruption. En revanche, le voyageur en classe affaires, lui, _____[1]_____. On y propose de jouir du silence comme d'un produit de luxe tandis que dans le reste de l'aéroport règne la cacophonie habituelle. 
Le monde paraît ainsi divisé en deux: : d'un côté, ceux qui ont droit au silence et à la
concentration, qui créent et bénéficient de la reconnaissance de leurs métiers ; de l'autre, ceux qui sont condamnés au bruit et subissent, sans en avoir conscience, les créations publicitaires inventées par ceux-là mêmes qui ont bénéficié du silence... Comment cela a-t-il pu être accepté? On a beaucoup parlé du déclin de la classe moyenne au cours des dernières décennies, et la concentration croissante de la richesse aux mains d'une élite toujours plus exclusive a, sans doute, quelque chose à voir avec notre tolérance _____[2]_____ de nos ressources attentionnelles collectives.
Bref, il en va du monde comme des aéroports : nous avons laissé transformer notre attention en « temps de cerveau humain disponible », pour reprendre la formule de l’ex-PDG de TF1; il nous faut désormais payer pour la retrouver. On peut certes batailler, grâce à une autodiscipline de fer, pour résister à la fragmentation mentale causée par le « multitâche ». Résister par exemple devant notre désir d'aller consulter une énième fois notre boîte mail, tout en écoutant de la musique sur Spotify... Mais l'autorégulation est comme un muscle qui s'épuise facilement, _____[3]_____. C'est pourquoi nombre d'entre nous se sentent épuisés mentalement.
L'exténuation provoquée par le papillonnage moderne n'est cependant pas que le résultat de la technologie. Elle témoigne d'une crise des valeurs, qui puise ses sources dans notre identité d'individu moderne et _____[4]_____. Certains philosophes ont voulu faire de nous des sujets autonomes, capables de nous libérer de l'autorité des autres. Ils ont théorisé la personne humaine comme une entité isolée, totalement indépendante par rapport au monde qui l'entoure. Et aspirant à une forme de responsabilité individuelle radicale.
Mais les temps ont changé. La cause actuelle de notre malaise, ce sont les illusions engendrées par un projet d'émancipation qui a fini par dégénérer. Obsédés par cet idéal d'autonomie que nous avons mis au coeur de nos vies, politiques, économiques, technologiques, nous sommes allés trop loin et nous voilà enchaînés à notre volonté d'émancipation. Trop souvent nous pensons que la liberté équivaut à la capacité à faire des choix et à maximiser toujours plus le nombre de possibilités qui s'offrent à nous. _____[5]_____ : un processus pervers dont nous souffrons autant que nous jouissons, en victimes consentantes. En acceptant de nous laisser distraire par nos smartphones, nous nous épuisons mentalement tout en affirmant notre plaisir d'être libres et autonomes en toutes circonstances.
Mais c'est en fait s'enfermer dans l'idéal autarcique d'un moi sans attaches, responsable de son propre sort, qui agit en toute liberté. Dans un sens, nous sommes peut-être tous en train de devenir autistes, en cherchant à nous créer une bulle individuelle où il nous serait, enfin, possible de nous recentrer... Pas question cependant de jeter tablettes et smartphones — ce serait illusoire. Ni de s'en remettre au seul travail sur soi. Il faut plutôt apprendre à remettre les mains dans le cambouis. _____[6]_____ qui structure notre attention et nous oblige à sortir de nous. Par exemple le travail manuel, l'apprentissage d'une langue étrangère, nous contraignent par la concentration que ces activités imposent, par leurs règles internes à nous confronter aux obstacles et aux frustrations du réel. Ils nous rappellent que nous sommes des êtres « situés », constitués par notre environnement, et que c'est précisément ce qui nous permet d'agir et de nous épanouir. 
Bref, il s'agit de mettre en place une écologie de l'attention qui permette d'aller à la rencontre du monde, tel qu'il est, et de redevenir attentif à soi et aux autres — _____[7]____. En temps normal, c'est nous qui choisissons ce à quoi nous souhaitons prêter notre attention. Voilà pourquoi celle-ci est aussi une ressource, comme l'air que nous respirons. De même, le silence, qui rend possible la concentration. Or le monde actuel privatise ces ressources, ou les confisque. La solution ? Faire de l'attention, et du silence, des biens communs. Et revendiquer le droit à « ne pas être interpellé »...


vendredi 5 juin 2020

Les transports en ville: vidéos

Après avoir dit tant de fois que la nature avait repris sa place pendant le confinement, on voit que notre attitude continue à être peu respectueuse vis-à-vis de l'environnement: surabondance dans la consommation des produits jetables (gants, masques...) ou utilisation excessive de la voiture pour nos déplacements quotidiens. Il est indéniable que les transports en commun sont actuellement dangereux du point de vue sanitaire. De ce point de vue, les problèmes de l'environnement et de l'économie étaient prioritaires pour nous il y a quelques années. Actuellement, c'est le souci sanitaire qui l'emporte... Si vous pensez à éviter le bus ou le tramway pour protéger votre santé, pensez à suivre ces conseils, destinés aux utilisateurs de vélo. Du pareil au même si vous préférez la trottinette électrique... Il a de plus en plus de possibilités pour éviter les transports en commun, ce qui protège notre santé, notre planète et notre économie. Même le ramassage scolaire semble en question actuellement!

Des questions pour préparer les interactions: 
  • Utilisez-vous régulièrement les transports en commun? Et avant la crise sanitaire?
  • Avez-vous peur de prendre le bus ou le tram?
  • Avez-vous pensé à utiliser plus fréquemment le vélo ou la trottinette après le déconfinement?
  • Ces moyens de transport sont déjà très utilisés en Europe. Et en Espagne? Pourquoi?
  • Comment pourrait-on éviter les conflits entre les cyclistes, les voitures et les piétons?

jeudi 28 mai 2020

1 jour, 1 question: C'est quoi l'alimentation du futur ?


Le problème du gaspillage alimentaire

Le gâchis alimentaire est un énorme problème actuel, un phénomène en même temps éthique, économique et environnemental. Le projet de loi de lutte contre le gaspillage alimentaire, examiné par le Sénat le 30 janvier 2020, prévoit une réduction de 50% par rapport au niveau de 2015 d’ici cinq ans. Cette loi vise à accompagner une «transition profonde et irréversible» des modèles de production et de consommation. L'objectif est de «sortir du modèle - extraire, fabriquer, consommer, jeter - qui est à bout de souffle» et de garantir une «consommation sobre des ressources non renouvelables», selon l'exposé des motifs.

Pour en savoir plus sur cette question et pour mieux préparer les interactions orales, je vous propose de jeter un oeil à ces documents (un grand merci à France Podcast pour les idées inspirantes):

Je vous propose aussi une infographie très intéressante qui explique le problème:


mercredi 27 mai 2020

LIbération 27 mai 2020: «Je me suis rendu compte à quel point les profs sont indispensables»


"Je me suis rendu compte à quel point les profs sont indispensables"

"Libération" suit cette année trois élèves de première, qui nous racontent chaque mois à tour de rôle comment ils vivent la réforme du lycée. Ce mois-ci, Inès, du lycée Albert-Camus à Nîmes, évoque l'impact de la crise sanitaire sur la fin de son année de première.

Cuisines des terroirs: L'Aragon (Arte, 14 août 2020)

 Bonjour à toutes, après ces longues semaines de vacances, me voici déjà rentré... malgré moi. Comme premier post de la saison, j'aimera...